Les vertus médicinales et thérapeutiques de l’absinthe liées aux troubles digestifs sont reconnues dès l’antiquité, mais ce ne sont pas les seules...

 

Petit florilèges de « remèdes » d’antan :

- Pour faire évacuer les vers des enfants : si l’enfant est déjà grand on lui fait boire du lait doux dans lequel on fait bouillir des feuilles d’absinthe et on met des feuilles d’absinthe sur sa poitrine. (Origine : Ile-et-Vilaine, 1898)

 

-Pour couper les fièvres : on peut se faire saigner et purger avant de faire le remède proposé : jalap ½ once, quina 2 onces, sel de tartre 2 dragmes, sel d’absinthe 2 dragmes, rubarbe une dragme et demie, sel de petite centaurée 2 dragmes. Le tout bien pulvérisé sera mêlé avec cinq ou six onces de  chicorée sauvage pour en faire une opiatèque que l’on prendra cinq jours consécutifs même le jour de la fièvre, quatre par jour, deux le matin et autant l’après-midi, après chaque prise un petit bouillon gras pour délayer. On sera deux heures sans manger après chaque prise. (Origine : Loire et Cher, 1945)

 

-Destruction des puces : s’il y a des puces dans un appartement, on peut mettre quelques pincées d’absinthe sur ses bas ou sur le matelas. (Courrier de la Montagne, Pontarlier, 1893).

 

- Procédé pour détruire les punaises et leurs œufs : on fait dissoudre une poignée d’absinthe et deux ou trois grammes de coloquinte dans un litre d’eau. On coupe et on y ajoute trente grammes de savon. On en frotte le bois de lit. (L’ouvrier, 10 septembre 1895).